François Fourmont

Logan break en octombre 2006

Quel sera l’impact de la Logan diesel sur le marché autochtone et à l’export ?
On considère que la version diesel de la Logan sera un atout pour nous, aussi bien en Roumanie, qu’à l’export. Sur le marché interne, on trouve beaucoup de modèles diesel importés. Plus précisément, 64% des modèles importés sont des diesel et cette dernière année, leur poids a augmenté de 54%. Cela signifie que les Roumains sont intéressés par des versions diesel, surtout que le prix de l’essence est en hausse permanente. Logan diesel est équipé d’un moteur moderne, qui se retrouve aussi sur les modèles Renault et Clio, Modus, Megane ou Kangoo, moteur reconnu pour sa fiabilité et pour sa faible consommation. En ce qui concerne l’export, cette version représentera un atout au regard des grands marchés comme la France ou l’Espagne où le poids des modèles diesel est de 70%. Clairement, une motorisation diesel est un élément qui nous manquait pour renforcer notre poids en Roumanie et à l’étranger.

Pourquoi ne mettons-nous pas sur la Logan le diesel de 80 ch?
Notre premier but est d’avoir un véhicule homogène et qui corresponde aux attentes des clients. Avec cette version de motorisation, Logan est une voiture très homogène, avec une bonne consommation, mais à un prix de vente au niveau des attentes des clients.

Pourquoi il n’existe pas une liste d’options pour la gamme Logan, comme pour les marchés occidentaux?
On a essayé de proposer pour ce modèle une offre adaptable, en tenant compte des obligations légales, des attentes des clients et des possibilités financières de ceux-ci. La même Logan fabriquée en Roumanie se vend ici, en France ou en Syrie. C’est évident qu’un client français n’a pas les mêmes exigences et les mêmes possibilités financières qu’un client roumain. En Syrie les attentes sont encore plus différentes. Ainsi, sur chaque marché, on essaie d’offrir une gamme de produits adaptée.

Pourquoi Logan diesel n’a pas d’équipement ABS en Roumanie?
Premièrement, il s’agit d’une gamme. On a commencé à la commercialiser en différentes versions. La diesel n’est pas forcement la meilleure version, mais il y a un risque: à force d’offrir trop d’équipements, le client ne peut pas suivre l’augmentation de prix. On a choisi de ne pas encore offrir une version avec tous les équipements, proposée dans d’autres pays. Nous nous adapterons ultérieurement aux attentes de nos clients, notre premier souci étant d’offrir un produit qui corresponde aux attentes de nos clients.

Quand pourra-t-on voir d’autres versions de carrosserie de la Logan (break et fourgonnette)? 
Récemment, des collègues de la presse française ont publié quelques photos avec la version break roulant en France.
Tous les clients roumains pourront voir le modèle break en octobre 2006, et la fourgonnette en janvier 2007. Cela dure longtemps parce que le processus de démarrage de la construction d’un véhicule est long. De toute façon, les premiers breaks seront produits à l’usine de Mioveni seulement en mars 2006 et nous continuerons la production en série à Mioveni.

Quand verra-t-on le nouveau modèle Dacia?
En ce moment, nous sommes assez occupés avec la gamme Logan et les versions break et fourgonnette qui vont apparaître. Il n’y a pas de décision sur le démarrage du travail d’un nouveau projet.

Vu le succès de Logan sur le marché extérieur, quelles sont vos estimations sur les ventes de 2006 ?
Nous partons maintenant d’une hypothèse liée au fait que l’année prochaine, les ventes de Dacia Logan seront limitées par les capacités de production de l’usine de Mioveni. On estime que l’année prochaine l’usine pourra produire autour de 200.000 véhicules. En ce moment, on produit à peu près 185.000 modèles Logan, la moitié pour le marché roumain et l’autre moitié pour l’export.

Si le modèle S2000 était réalisé en WRC, seriez-vous intéressé de venir avec une équipe de l’usine au CNR ? Et de soutenir une équipe roumaine pour participer au WRC?
En ce moment, nous avons quelques opportunités en vue et nous devons prendre des décisions. Nous n’en avons pas encore prise, car c’est encore prématuré.

« Autocar », novembre 2005; Auteur: Laurentiu Mandu