Jacques Daniel

Dacia – Groupe Renault est pleinement confiante dans son avenir Jacques Daniel Directeur commercial de Dacia – Groupe Renault

B.H.: Dacia a enregistré, en 2006, le meilleur résultat commercial de son histoire, avec des ventes chiffrées a presque 200.000 unités. Pourriez-vous nous donner des détails? Quelles sont les perspectives pour les années a venir? 
J.D.: En 2006, Dacia a vendu sur le marché roumain 107.777 véhicules, dont 96.044 Logan et 11.733 Pick Up. A l’international, Dacia a enregistré une forte progression de ses ventes, qui ont atteint 88.931 unités, soit 74 % de plus par rapport a 2005, l’Europe Occidentale étant la principale destination d’export. En ce qui concerne les perspectives pour 2007, je ne suis pas du tout inquiet. Si on augmente la capacité de production de notre usine de Pitesti c’est parce que nous avons pleinement confiance. En dehors de ce qui se passe sur ce site, on a aussi le projet Inde, le projet Iran, les extensions des capacités en Amérique de Sud, a Medellin. Il faut rappeler que notre président, Carlos Ghosn, envisage 2009 avec une montée en puissance tout a fait spectaculaire de Dacia et de la Logan.

B.H.: Ces excellents résultats se maintiendront–ils en 2007?
J.D.: Quand on voit les premiers résultats des demandes de la Logan MCV en Europe de l’Ouest, avec des portefeuilles de commandes qui explosent, on dit que c’est tres encourageant. Il est clair que cette demande n’est pas un épiphénomene, que c’est quelque chose de structurel, que la Logan a une bonne réputation dans l’Europe de l’Ouest. Quant au marché roumain, je dirais que c’est aujourd’hui un grand point d’interrogation. En début d’année, tout le monde a entendu parler de l’introduction de la taxe a la premiere immatriculation destinée a éviter que la Roumanie se transforme en une poubelle a l’instar de ce qui a été fait en Pologne ou l’absence d’une législation astucieuse a permis a de nombreux pays de l’Europe de l’Ouest de laisser finir leurs voitures en Pologne.
A mon avis, cette année est marquée par un double attentisme: premierement il y a l’inquiétude sur la législation sur l’importation des véhicules utilitaires qui peut avoir forcément un impact sur Dacia avec des conséquences tres négatives et deuxiemement la mesure sur le renouvellement du parc automobile (la reprise du programme gouvernemental REMAT). Mais ce qui est sur, c’est que le potentiel du marché roumain n’a pas disparu, que le besoin d’automobiles en Roumanie est réel et cela est un excellent signe pour Dacia.

B.H.: Le succes d’un produit, aussi bon qu’il soit, est toujours le fruit d’une équipe. Quelle a été la contribution du secteur commercial?
J.D.: Un bon produit, au moins dans l’industrie automobile, sans un bon réseau ne peut pas donner des résultats grandioses. Dacia représente presque 40% du marché automobile roumain et on est fier d’avoir un réseau qui permet de faire réparer et entretenir votre automobile dans n’importe quel coin de la Roumanie, un réseau qui offre assistance 24h sur 24, un réseau avec le plus grand nombre de mécaniciens, un réseau qui est le no 1 quasiment a tous les points de vue. C’est logique car il est mis au service d’excellents produits comme Logan, Logan MCV ou Logan Van.

"Bucarest Hebdo" – 26 février – 4 mars 2007; Auteur: Ruxandra Radoslavescu