Le partenariat avec Dacia pour la Galle des Prix Gopo est une des priorites de l’APFR

Entretien avec Tudor Giurgiu, Président, Association pour la Promotion du Film Roumain

Depuis six ans, le mois de mars amène sur le tapis rouge, dans une atmosphère plus fastueuse d’une année à autre, des noms sonores de la cinématographie roumaine. Quand et comment est apparue l’idée de cette Galle des Prix Gopo?

L’idée d’organisation de la Galle des Prix Gopo est apparue à un moment où le film roumain était « sur le Vague » à l’étranger, mais l’attention qu’elle recevait de la part du public et de la presse du pays étaient extrêmement réduites. En 2006, un an après la distribution dans tout le monde de « La mort de Monsieur Lazarescu », ont gagné des prix au Festival de Cannes « Il a été ou li n’a pas été? » et « Comment j’ai passé la fin du monde », et « Liens malades » avait eu la première à Berlin, et « Le papier sera bleue » à Locarno. La cinématographie roumaine, récemment « née à nouveau » après une décennie traumatisante, avait besoin d’un moment qui l’amène dans la lumière des réflecteurs au pays aussi. C’est ainsi qu’a été née la Galle des Prix Gopo, ainsi dénommée en honneur d’un des plus importants régisseurs de l’histoire du film autochtone, en même temps le premier roman ayant obtenu un prix à Cannes.

Quel est le rôle des associations et des partenariats pour cet événement?

En dehors du fait qu’en Roumanie ce type tip d’événement ne peut pas être soutenu sans des sponsors et partenaires puissants, pour nous il est très important que les partenaires de la Galle des Prix Gopo soient aussi importants dans leurs domaines que les Prix valent en cinématographie. Nous sommes particulièrement intéressés à encourager, à récompenser et à soutenir les partenariats à long terme. De notre point de vue, nous désirons construire des partenariats mutuellement avantageux, il est important d’avoir à côté des partenaires de tradition, des anciens bons amis que nous gardions des années. Sans ceux-ci et sans ceux qui nous rejoignent chaque année, les Prix ne pourront pas exister ou se développer. Nous leur portons une grande reconnaissance.

Depuis cinq ans, nous dirigeons des acteurs, régisseurs, producteurs, en voitures Dacia à la Galle des Prix de l’Industrie de Film de Roumanie. Depuis cinq ans, des valeurs roumaines vont ensemble. En quels termes vous dériverez l’évolution de la relation avec ce partenaire?

Le partenariat avec Dacia pour la Galle des Prix Gopo est une des priorités de l’Association pour la Promotion du Film Roumain. L’association de ces deux marques est très naturelle, étant donné que tant le film roumain, que la voiture nationale amènent des bénéfices consistants d’image pour notre pays. Nous avons une relation excellente et nous avons l’intention de la continuer.

Vous faites partie de la génération jeune et active des régisseurs, avec un palmarès riche, depuis ’93 et jusqu’à présent. « Liens malades » a amené un public important dans les salles de cinéma de Roumanie. Quelle est votre source d’inspiration?

Inévitablement, les sources d’inspiration sont les choses qui t’arrivent ou qui t’entourent. Par exemple, « Liens malades » a été inspiré d’un roman qui m’a ému et que j’ai considéré devoir être transformé en film tout de suite. Pour mon prochain film – qui aura la première cette année – je sais que le scénariste Ionut Teianu s’est inspiré d’une nouvelle du milieu des années '90, années quant l’autre grande usine auto de la Roumanie à cette époque-là voyait sa fin.

Je suis inspiré par les histoires sincères, j’essaie comprendre toujours les personnages, de telle manière qu’ils soient le plus authentiques et humaines possible, et j’espère que le public en sentira même à présent. Il est très important pour moi que l’émotion réelle, l’humeur, ainsi que les situations dramatiques, soient présents dans toute histoire, comme on les retrouve tous, en nous entourant.

Qu’est ce que vous pouvez nous dévoiler sur vos projets en cours à présent? Quels films vous préparez? Quel est le stade de leur réalisation?

Le deuxième long métrage que j’ai dirigé sera lancé cette année et j’attends avec impatience la rencontre avec le public. J’au eu la chance de travailler avec des acteurs très doués de talent et créatifs, ayant des âges et des formations diverses - Monica Birladeanu et Andi Vasluianu, Valeria Seciu, Ion Besoiu, Dorel Visan, et également des acteurs français Jean François Stevenin et Robinson Stevenin. C’est une comédie et j’espère qu’elle soit bien reçue par le public, où j’ai essayé surprendre la couleur et la candeur déroutée des années '90.

Je prépare également un troisième long métrage, mais je veux garder encore un peu le suspens en ce qui le concerne.

Des films de plus en plus nombreux avec des jeunes acteurs doués de talent, mais sans grande notoriété. Nous avons une école de valeur en Roumanie? Vous croyez qu’ils resteront attachés au film roumain ou ils chercheront leur « chance » et le palmarès à l’extérieur du pays?

Je crois que dans un pays comme la Roumanie, qui ne peut pas se vanter nu se avec un public de cinéma avide (pour des multiples causes, l’absence d’éducation cinématographique du système d’enseignement étant une de celles-ci), la célébrité au sein du grand public est gagnée pendant des ans, avec beaucoup de persévérance et sérieux. Mais, en même temps, le fait que sont produits, chaque année, plus de films qu’il y a 10 ans, la plupart d’eux ayant des rôles attirants pour les jeunes acteurs, signifie, enfin, plus de chances et la possibilité d’’experimenter, de se développer et d’être vus.

De plus, au moins en Europe, aujourd’hui les frontières sont ouvertes, il y a de plus en plus acteurs roumains qui jouent même dans les productions françaises, allemandes, espagnoles ou britanniques, en même temps qu’ils jouent dans les films ou sur les scènes du pays.